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 Il n'y a qu'en bord de mer que l'on croise des sirènes [Rina]

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Contaminated&Modo

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Hello, i'm ♕ CLOUD
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MessageSujet: Il n'y a qu'en bord de mer que l'on croise des sirènes [Rina]   Mer 7 Aoû - 19:08

Doucement, sur le fil de l'horizon, l'astre solaire entamait sa descente dans la mer. Il allait laisser place, prochainement, à la lune et à son paysage nocturne qui rafraîchiraient l'atmosphère. Le soleil avait chauffé la plage toute la journée, rendant la berge agréablement chaude sans qu'elle soit brûlante. Les vagues venaient s'écraser sur la rive dans un bruit reposant et régulier, accompagnaient par une bise rafraîchissante pour les promeneurs qui venaient assister au couché du soleil. Quelques mouettes voletaient dans le ciel bleu. Il était parsemé de quelques petits nuages blancs qui commençaient à se teinter d'une belle couleur rose-orangée. Un couple marchait, main dans la main, laissant les traces de leurs pas dans le sable humide. Quelqu'un les observait, pensif, assit par terre, les jambes repliés qu'il retenait avec ses bras, se tenant les mains. Ses cheveux blancs, en pétard, lui donnaient une allure d'adolescent rebelle. Son front était barré par une mèche, son regard souligné par ses sourcils sombres. Ses yeux noirs, pénétrant, les suivaient, observant leur démarche. Le vent plaquait sa chemise blanche contre son torse, celle-ci étant légèrement entrouverte sur sa poitrine et les manches remontées jusqu'à ses coudes. Des grains de sable étaient éparpillés sur son pantalon de costume noir, comme des paillettes, et s'infiltraient dans ses chaussures cirées sans qu'il y prête grande attention. Son élégance décontractée et son expression rêveuse lui donnait l'air d'être perdu, autant dans ses pensés que dans le lieu où il se trouvait.
CLOUD ne savait pas pourquoi il était venu sur cette plage, ni pourquoi il observait ces deux amoureux avec autant de curiosité. Il avait eu le besoin irrésistible d'entendre le bruit des vagues alors qu'il n'était jamais allé en bord de mer, ou en tout cas, n'en avait plus le souvenir. C'était un lieu reposant, l'eau produisait une berceuse qui apaisait son esprit.

Le cyborg avait fui son domicile, laissant un simple message à son propriétaire, justifiant son absence par une course qui lui avait semblé essentiel à faire. L'achat de produits frais pour les besoins nutritifs de Brian lui avait paru crédible. Il n'avait en réalité rien acheté, il trouverait une solution plus tard, mentirait peut être ou s'arrangerait comme il pourrait. Le lendemain lui semblait loin pour le moment et n'était pas une source de problème. D'autres choses plus importantes le perturbaient. Le temps pouvait s'écouler, la vieillesse ou la mort n'étaient pas des dangers pour lui. Ces effets «biologiques» ne pouvaient pas le toucher. Il se foutait éperdument du jour, de l'heure ou des secondes qui passaient. Sa peau ne prendrait pas une ride, son corps ne se ratatinerait pas, sa force ne faiblirait pas. Toujours jeune, beau comme un ange, fort et vif comme un tigre. Tomber en panne de batterie était sa seule faiblesse. En effet, c'était anodin, surtout proche de Tokyo, cette ville électrique dans tout les sens du terme, qui lui fournissait cette nourriture à foison. S'éteindre était une petite mort qu'il pouvait éviter sans problème à condition d'être en parfaite entente avec les humains. Ce n'était pas compliqué pour lui. Brian prenait soin de lui, et même si ce n'était pas le cas, il saurait user de ses charmes pour avoir de l'aide. CLOUD n'était pas idiot, loin de là, et les êtres humains sont superficiels, très manipulables, parfois bien plus qu'un robot normal.
Non vraiment, tout ça ne lui faisait pas peur, il n'avait pas vraiment idée que son éternelle jeunesse puisse être un fardeau. Il haïssait l'ennuie et la solitude, qui paradoxalement dépendaient aussi du temps. S'occuper lui était compliqué et les ordres de son maître ne lui permettait pas d'intéressantes rencontres. Mis à part SEVEN, c'était le hasard, sublime hasard, qui lui avait permis de croiser le regard d'une personne particulière qui avait su transformé ses mornes pensés en des espoirs et des fantasmes passionnants. Pourquoi cette femme plus qu'une autre ? Aucune idée. Ce n'était qu'un échange de regard pourtant. Elle avait su l'intriguer, lui faire passer quelque chose. Les yeux dévoilent les sentiments les plus enfouis, ils troublent facilement. Depuis, elle hantait ses pensés continuellement.
.
Probablement plusieurs heures s'étaient écoulées, il n'avait quasiment pas bougé. Pourquoi faire après tout ? Autour de lui, les choses vivaient vraiment. C'était tellement plus passionnant d'observer les mouvements de la nature que d'en faire, sachant que les siens seraient faux et vains, anormaux, car issu de la science et non de la nature. Il ne devrait pas exister. A quoi bon s'acharner à vouloir se faire une place légitime parmi les humains, en sachant au plus profond de soit qu'on ne pourra jamais faire parti de cette communauté ? CLOUD n'est personne. Qu'est ce que c'est que d'être quelqu'un ? Son prénom, son numéros, fait il de lui une personne à part entière ? Est ce l'intelligence qu'il possède ou bien son aspect matériel qui lui donne une identité ? Question compliqué dont il s'obstinait à chercher la réponse à longueur de temps quand l'image de la belle inconnue s'effaçait quelques minutes.

Il baissa la tête, regardant le sable entre ses jambes, plongé dans ses pensés. Il y enfonça une main pour en prendre une poignée, la montant jusqu'à son visage pour observer ces petites particules lui filer entre les doigts, tombant sur son pantalon. Son corps était composé de molécules encore plus microscopique que ces grains de sable. Ces grains composent la plage de Minato, comme les molécules composent CLOUD. Alors... Si un grain de sable était ôtée de cette baie, pourrait on l'appeler Minato ? Elle n'empêcherait pas ce lieu d'exister. A t il l'identité du lieu où il a été pris ? Si CLOUD s'ôtait un cheveu, pourrait il être CLOUD lui aussi ? C'est un composant de son identité ou non ? Il avait vu récemment un documentaire sur les greffes humaines... La même question lui était venue en tête. Si un patient A donne son rein à un patient B, alors l'identité de A sera dans B, donc comment appeler B ? Se sentira t il encore pleinement B ? Quelle étrange question.
CLOUD ferma les yeux, se prenant la tête entre ses mains, se frottant le crâne énergiquement. Il  s'embrouillait et se torturait les méninges. Il n'avait pas de réponse, il ne comprenait pas la conception de l'identité humaine et robotique. Plus simplement: était il un chiffre ou un nom ? Ni l'un ni l'autre ne lui est propre, il ne les avait même pas choisis ! Après on pourrait pousser les choses encore plus loin: était il d'abord un corps bionique pour exister ou bien lui fallait il impérativement une conscience établie par des programmes afin d'être CLOUD ? Était il encore le premier CLOUD du fait de la suppression de sa mémoire ? N'était il pas un autre ? Quelle horrible torture mentale !

Un long soupire souleva son torse alors qu'il rouvrait les yeux, se passant les mains dans les cheveux. Il se leva, prenant appuie sur le sol à l'aide de sa main droite qu'il enfonça une fois debout dans l'une des deux poches de son pantalon de costume. La mer était merveilleuse, scintillante sous les rayons du soleil couchant. Que c'était bon d'avoir conscience du tableau qui s'offrait sous ses yeux. Un fin sourire se dessina sur son doux visage. Il avait du sable dans les cheveux, ressemblant à un chien fou qui aurait joué en se roulant par terre. Ses yeux brillèrent soudainement de curiosité, lui permettant d'échapper à ses questions. Un crabe venait de sortir du sable humide, se baladant de travers, les pinces en l'air. Il n'avait jamais vu ça. Tel un enfant, l'envie irrésistible d'approcher de plus près le prit. CLOUD, amusé par l'originalité de l'animal marin, vint avec précaution s'accroupir non loin du crabe, hypnotisé. Il n'en connaissait même pas le nom, ou plutôt ne le connaissait plus. Bêtement, il chercha du regard une branche de bois afin de l'utiliser pour voir la réaction qu'aurait le petit animal face à un danger. Ses pinces avaient l'air redoutables malgré son allure ridicule. Il se tourna pour voir où en récupérer une.



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